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Culture et patrimoine

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Autrefois ...


"Pauvres mais fiers, et bon coeur". L'église du village arbore honnêtement cette maxime populaire inscrite sous le cadran solaire restitué en 1992 et sur lequel figure un lévrier, que l'on retrouve sur le blason de la commune et que l'on doit aux armoiries de la famille Bayle de Baratier qui a aussi donné son nom au village qu'elle avait en fief. A l'époque féodale, il existait deux fiefs : Baratier et Verdun, ce dernier est un peu à l'écart du village actuel et reste repérable grâce à une tour carrée du XIIème ou XIIIème siècle qui y subsiste alors que le premier, qui dépendait administrativement et judiciairement d'Embrun était conduit par la famille Bayle, il est sans doute à l'origine de la fondation du village actuel. Les "Baratier" primitifs reposent dans la chapelle dédiée à Saint Joseph, dans l'église du village placé sous le vocable de Saint Chaffrey.






Petit patrimoine local : Le trieur à grains

 

Patrimoine de la commune de Baratier, situé devant la salle « La Baratonne », c'est un outil agricole qui provient du moulin de la famille Allard (Embrun). Jadis utilisé à des fins personnelles et commerciales (chacun y apportait son grain à moudre), le moulin n'est plus en activité depuis les années 1960 et fait l’objet d’un réaménagement. Une plaque explicative, apposée devant la machine, relate l’histoire du moulin et de son fonctionnement.



Eglise Saint Chaffrey



Construite au XVème siècle, elle a un plan en croix latine "orienté", c'est à dire disposée de sorte à ce que l'assemblée soit tournée vers l'est et que le sanctuaire soit éclairé de la lumière du matin symbolisant la résurrection du Christ. La nef est couverte d'une voûte en berceau brisé mais des éléments de la voûte primitive, construite en pierre de tuf et détruite lors de l'incendie provoqué par l'armée du duc de Savoie en 1692, sont encore en partie visibles. La sobriété et la rigueur de la nef, avec l'absence de pilastres ou d'ornements architecturaux, ne sont pas sans rappeler l'abbaye de Boscodon, construite sur la commune de Crots en 1142 et qui a inspiré l'architecture de nombreuses églises de la vallée de la Durance. Le clocher de l'église est construit "dans oeuvre", à l'angle sud ouest de l'église. Il domine le coeur du village qui s'étale le long de l'impétueux torrent des Vachères.



Site remarquable



Le clapier des Monges : Un site archéologique unique dans les Hautes Alpes



Depuis 2005 des recherches archéologiques ont été entreprises au Clapier des Monges La tradition populaire laissait supposer une occupation ancienne de ce site, probablement par le prieuré dit « de Saint Quenis ». Cette idée a été confortée par d’autres éléments comme la toponymie (clapier des Monges, de monachus), le passage de la voie pré-romaine non loin de là et le fait que l’on y ait trouvé de nombreuses monnaies différentes. Ce sont pourtant les vestiges d’une riche villa gallo-romaine avec des pièces chauffées par le sol, qui ont été mis au jour. Daté probablement du IVe siècle, ce site antique tardif revêt un intérêt archéologique et historique indéniable. Il est le seul établissement gallo-romain avec enduits peints, répertorié dans cette partie de la vallée de la Durance. Des fouilles complémentaires sont conduites régulièrement depuis cette fabuleuse découverte qui permettent à chaque fois de lever un peu plus le voile sur l’occupation du terroir baraton dont le plus ancien vestige reste une lame de poignard découverte sur les pentes du Pouzenc, y attestant la présence de l’homme à l’âge de bronze. Cette pièce est exposée au musée départemental à Gap.

Le Clapier des Monges est, depuis peu, concerné par un projet de «Musée de territoire» mené à bien par la Communauté de Communes de l’Embrunais visant à structurer et diversifier l’offre culturelle en Embrunais. Dans cette optique, et dans le cadre de l’obtention du label «Pays d’Art et d’histoire» du Pays Sud, le site a été protégé par une toiture, son accès aménagé d’un sentier pédestre et des panneaux d’interprétation y ont été installés. Des travaux de restauration et de conservation des vestiges, préconisés par la Direction Régionale des Affaires Culturelles pour éviter leur dégradation ont été entrepris en 2015. Des visites guidées du site ainsi que des conférences sur le Clapier des Monges sont organisées pendant les vacances scolaires.